FFVELO LOGO CMJN

Sans Merci!

 

le 11 novembre 2020 

SANS MERCI !

Aider un peu les gens, délicat exercice,
Qu’il est dur aujourd’hui de rendre service.
J’en ai fait récemment l’amère expérience,
Où les intéressés ont manqué d’élégance.

Ma première déconvenue, je l’eus dans la rue,
« J’ai laissé passer l’aveugle, il ne l’a mêm’ pas vu ».
Mais j’ai persévéré, pourtant un peu déçu.
« J’ai écouté l’muet, qui m’a pas répondu ».
Vexé de ces échecs, persister j’ai voulu.
« J’en ai parlé au sourd, même pas entendu ».
Ensuite, j’ai risqué « pousser » le cul de jatte,
« Il m’a poursuivi, jusqu’à son avocate ».
Puis, entrant au « Casin*, j’ai osé un « salut »,
Alors, on m’a viré, à coups de pied au cul.
Pour finir, j’ai offert des fleurs à une belle,
« Pour harcèlement, j’ai fini aux gamelles** ».


Qu’il est dur aujourd’hui de rendre service,
Aider un peu les gens, délicat exercice.

Jean de la Fontaine aux « Dommages ».

* Casino de jeux

** En prison

Imprimer

Une Langue bien "pondue"

 

du 5 au 30 octobre 2020 

UNE LANGUE BIEN "PONDUE"

 

Dans notre belle langue française, on a souvent besoin d’E, et parler d’E, ma poule, sans en faire un flan, ce n’est pas si facile. Certes, avec deux, voilà déjà une omelette qui s’en targue de trois. À la « coque » n’en a qu’un, quand « au plat », comme « dur » n’en possède aucun, et « mollet » me fait belle jambe avec un seul aussi.

Je les ai cherchés un peu partout, et là, « d’entrée » en prend trois, quand « sortie » n’en prend qu’un, soit quatre E à E d’E. Cependant « quatre » comme deux, n’en ont qu’un. Allez comprendre !

Abordons le chapitre cuisine, où l’on ne peut se passer d’E. On peut, en effet, difficilement concevoir un « gâteau » sans E, car « gâtau » serait une grosse faute d’orthographe, ou plus exactement une énorme « coquille »… d’E (bien sûr), sauf peut-être pour « clafoutis ». Toujours aux fourneaux, on s’aperçoit que l’on peut faire « durcir » des E dans un « récipient », qui n’a pas d’O, bizarre ! Pour simplifier, prenez une casserole, avec son O, ce sera toujours plus sûr !

On retrouve les E, même dans le sport. À vélo, par exemple, je suis plus aguerri « au plat » « qu’aux côtes », comme les « E », et mes collègues se battent pour le maillot « jaune », numéro « un », quand moi, j’espère le « blanc » d’E (deux), question de goût et de motivation.

Les E ne manquent pas de chien, comme Cerbère, qui en totalise autant que de têtes, c’est-à-dire trois, quand la ville du même nom, Troyes, (et non Caen), n’en décline qu’un, contrairement à Sète en présente d’E.

 

Pour les enfants, et pas qu’E, impossible d’imaginer un week-end de Pâques sans « E » à chercher dans les jardins, « jardin » qui malheureusement n’en aura pas, comme « toujours » ou « jamais ». Dommage pour E.

Pour un peu s’amuser, découvrez cette phrase, sans E. « Hir, j suis all à la mr, m fair bronzr avc mon pr t ma mr » Bizarre, non ?

Parmi les mots de notre dictionnaire, plus d’une douzaine d’E deviendrait inconcevable sans « E », comme « l’Île » de la Réunion, qui deviendrait pour les touristes « un il désert » car sans « E », même à « cinq l’E *» ! De même, les BêTeS**, sans E, vont se retrouver en examen. Eh oui !

Enfin, si l’on compare, il y a autant de « E » dans « jeunesse » que dans  « viellesse », comme il y a moins de « L » en jeunesse que de « N » en vieillesse. Élémentaire !

Comme la grammaire est le père du « A. I O. U. Y. », moi je me sens, ici, un peu « mère d’E ».

On notera qu’en osmose avec E, je ne suis que leur ambassadeur et E ne sont qu’un j’E et je suis fier d’E.

Dernière trouvaille pour prendre notre pied. Nous constatons que pour les unijambistes, « lacet » ne prend qu’un seul E. Normal, me direz-vous, alors que pour moi « délasser » en prend deux : logique et pluriel obligent, sauf toutefois si je me chausse en « mocassins » qui ne se pare ni de E… ni de lacet. Difficile à suivre, je l’avoue, et je comprendrais si vous vous « lassiez » de mes « mots laids » (là encore comme les E) et que vous trouviez tout cela un peu « nœud-noeud » (de lacet) jusqu’à me rétorquer : « mais de quoi il « semelle ? » (de mocassin, bien sûr).

 

Pour conclure, continuons, sans modération, à feu doux, de choyer et de « couver » nos E, en évitant de les « brouiller » ou de les « casser » en les mettant tous dans le même panier. Ne les laissons pas sur la paille et, passant du « coq » à l’âne, ne « gobons » plus les ragots de « basse-cour » de poules de trottoirs. Non !

Osons crier bien fort, sans se casser le « cocotier » à « E » fermiers, notre ralliement contre la « glaire » de nos poulaillers.

« la vie sourit aux « hasard d’E ».

Ce sera mon « cocorico » final et on ne pourra me le re »pocher » (comme les…).

Jean de la Fontaine aux œufs

Imprimer

Fuites en avant

 

le 6 novembre 2020 

FUITES EN AVANT

 

Si tu veux faire du vélo sans critique,
Si tu ne veux pas passer pour un comique,
Si tu veux rester avec les plus dynamiques,
Sois malin, j’ai une solution magique,
Même sans assistance électrique :
« Ne roule qu’avec de bons prostatiques »,
Histoire de niveler les valeurs,
Et de pédaler sans plus jamais avoir peur.

Ainsi, tu pourras partir avec les meilleurs
Pouvant te reposer toutes les demi-heures.
Et quand ils auront fini de délester zézette,
Tu arriveras encore avant qu’ils ferment braguette.
Tu pourras donc rouler sans crainte, ni hâte,
Avec ces pauvres victimes de leur prostate.

Cependant, avant de partir, méfie-toi de certains lascars,
Regarde bien le volume de leurs cuissards,
Car de petits rusés, un peu louches,
Peuvent mettre sous culotte… une couche.

Et là, plus d’arrêts, à pouvoir espérer
Car ils feront leurs besoins… sans même s’arrêter !

Jean de La Fontaine aux fuites

Imprimer

Vite 2021

 

le 14 décembre 2020 

VITE 2021

 

 

Des hôpitaux bondés, des docteurs dépassés,
Des malades qui tombent, des soignants fatigués,
Des Ehpad dans l’horreur, des vieillards oubliés,
Des miettes de bonheur, des joies sacrifiées.

Des bistrots fermés, des restos verrouillés,
Des rideaux tombés, des usines à l’arrêt,
Des questions sans réponses, des cinés sans lumières,
Des réponses résumées en des gestes-barrière.

Des jours sans parents, des soirées sans amis,
Des masques sans sourires, des permis de sorties,
Des avions au sol, des rues sans chalands,
La culture en sommeil, des hôtels sans clients.

Des actes de folie, des cris de chagrin,
Des coups de colère, des coups de poing,
Des coups de gueule, des grimaces de peur,
Des baffes en rafale, des images d’horreur.

Deux mille vingt, laisse-nous un peu respirer,
Calme tes durs excès et laisse-nous en paix !

Alors, à l’arrivée de la nouvelle année,
Je vous souhaite ce dont vous aurez rêvé.

Et à vous tous, bonheur, joie, amour et santé,
Bientôt dans vos chaussures, sous la cheminée.

Joyeux Noël et bonnes fêtes.

Jean de la Fontaine au Papa Noël

Imprimer

Savoir taire

 

le 12 décembre 2020 

SAVOIR TAIRE

 

 

De parler trop vite, grosse maladresse,
Des rêves sans suite, erreur de jeunesse.

Perdre le contact, cuisant égarement,
Se tromper d’épaule, erreur de jugement.

Croire sans réfléchir, faire des prières,
Gober comme on respire, erreur grossière.

À trop s’enthousiasmer, traiter en icône,
Ce beau parleur zélé, erreur de personne.

Se laisser abuser, ne plus faire attention,
Entendre sans écouter, erreur d’appréciation.

Bourdes, impairs, bévues, gaffes, erreurs, errance,
Sont ces maux qui forgent… notre expérience.

Jean de la Fontaine aux savoirs

Imprimer

Noël bleu

 

le 18 décembre 2020 

NOËL BLEU

 

 

Maître Noël à l’arrivée au marché,
Tenait en sa hotte ses plus beaux bagages.

Maître « Poulaga », par son pouvoir alléché,
Lui tint à peu près ce langage.

« Sans ADD* et papiers du traîneau
Que vous êtes hardi de faire ici le beau !
Votre masque sur le nez, je ne vois guère,
Et contrôle anti-covid, il vous faut faire.
Sans mentir, si votre étalage doit contaminer tout le village,
Vous êtes le premier que je vais verbaliser ! ».

À ces mots, l’homme en rouge se sent vexé
Et pour montrer colère, fait entendre sa voix,
Jurant que de ce « flic », il ne serait la proie.

« Je viens, ici, livrer mes cadeaux par milliers
Commandés par tous les enfants du quartier.
J’ai d’ailleurs la panoplie d’Elvis
Réclamé instamment… par votre fils ! ».

Ayant fait fi des cadeaux de la hotte,
Par telle réplique, le cogne fit dans sa culotte.

L’homme en bleu, honteux et confus,
Jura sans tarder qu’il ne le punirait plus.

Jean de la Fontaine de Noël

ADD : Attestation de Déplacement Dérogatoire

Imprimer

For Biden

 

le 10 novembre 2020 

FOR BIDEN*

 

 

Un lion autoritaire, à la rousse crinière,
Menait sa politique d’une drôle de manière,
Régnant, pour le moins de façon singulière,
En sa savane, pareille à une pétaudière.

Il se disait roi et agissait à son gré,
Bannissant sur ses terres, animaux émigrés.
En son royaume, il ne voulait bousculades,
Jusqu’à ériger une triste palissade,
Privant ses voisins de ses meilleurs herbages
Et de brouter chez lui ses verts pâturages.

  

Il ignorait le sens du mot écologie,
Qui, pour lui, n’était que débile fantaisie.

Mais un jour, son troupeau osa destitution,
Par un vote, le privant de ses viles fonctions.
Le lion chancelant y perdit son pelage,
Rugit de colère et dût tourner la page.

Tout lion que tu sois, tu tomberas de haut,
Tout géant que tu fus, tu resteras idiot.

Jean de la Fontaine aux Présidents

Imprimer

Courage les gars

 

le 13 décembre 2020 

COURAGE LES GARS!

 

À vous, Jean, Christian, Michel qui connaissez musique,
Usez vos selles en ces temps pandémiques.

Roulez, roulez, en attendant le printemps,
Oubliez les virus et le confinement.
Pensez à vos guiboles, affûtez vos cuisses,
Avant d’être trop molles, et forcer ne puissent.
Regardez droit devant, évitez les journaux,
Évacuez l’actu et tirez gros plateau.
Espérez des jours meilleurs sur vos montures,
Respirez l’air pur et bannissez voitures.
La tête dans guidon, foncez sans réfléchir,
Dans le gros du peloton, ne pensez qu’à sourire.


Et même fatigués, roulez allégro,
Et conservez contact avec le Gruppetto.

Jean de la Fontaine aux Sportifs

Imprimer

Alphabète

 

le 2 novembre 2020 

ALPHABETE

 

Des mots se cachent sous des lettres,
Avec plus de puissance pour mieux paraître.
Comme pour un raccourci, un condensé,
Comme pour accentuer leur pouvoir insensé,
Comme pour nous faire retrouver l’alphabet,
Avec toutes ses lettres, quand on était BB.

Alors, entrez dans mon château « en T »
Et soyez étonné de ce « laïus » « sans C ».
Sûr, vous en resterez bouche B,
Sans jamais, un instant, en avoir A.C.

On pourra affirmer, par exemple,
Qu’ »asphyxié » manque d’R,
Que le noyé n’est pas à court d’O,
Et que si ma « mémoire » n’a pas « double I »
C’est juste le signe de ma bonne « sans T ».
Et poursuivre, que pour moi, pas de N,
Car c’est la vie et les gens que j’M.
Je veux, avec tous, vivre en P,
Et le manifester avec le poing « le ».

Alors, quand je serai DCD,
Sans pourtant être trop AG,
Que la faucheuse sera passée, par manque de Q,
On pourra graver pour le Jean… ici J
Restant ainsi à tout jamais… un K.

Jean des lettres de ma Fontaine et de mon moulin

Imprimer

Santé

 

le 12 décembre 2020 

SANTE!

 

Devant Monsieur le Maire, ils vont passer pour le meilleur et pour le rire. Monsieur Gaudin RI CARD ce sont des « amis d’en face », avec lesquels il va pouvoir TRINQUER.

Lui, c’est JEANNOT, âgé de 51 ans, ancien BERGER dans les BALLONS d’Alsace aux reflets CRISTAL, bien loin de RHUM et de son Italie natale. Il retrouve toujours avec plaisir sa CASE À NICE, après la TOURNEE des bêtes et celle du PATRON ;

Elle, MAURESQUE du petit village de PASTAGA, jamais ABSINTHE au COMPTOIR de FLY, aime les TOMATES, l’histoire égyptienne avec ses MOMIES, les oiseaux surtout les PERROQUETS et les contes À PERRAULT.

Quel PASTIS ! Alors, À LA VôTRE,
Pour le meilleur et pour le rire.

Jean de la Fontaine alcoolisée

Imprimer